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Sarkozy en 1ère page du Journal Du Dimanche :  » Je veux que la France tourne le dos à la médiocrité « …ah bon ? Il quitte la politique ?

Les propositions du Medef : retour à l’état de nature

Selon Gattaz, président du Medef, « le modèle social français a vécu ». La crise, la situation actuelle de la France, sa situation économique, l’état de sa dette publique, justifient des mesures drastiques, et un constat.
Les mesures : suppression de jours fériés, création d’un salaire inférieur au smic, remise en cause des 35h, réduction des cotisations patronales (pour une fois que le Medef ne parle pas de charge sociales…), modification des seuils sociaux, ouverture des commerces le soir et le dimanche, généralisation du contrat de chantier à tous les secteurs… Sans tomber dans la caricature, trop facile à ce niveau, on sent bien que la pensée du Medef pourrait vite devenir sans limite : entre la suppression de la retraite (à chacun de prévoir sa fin de vie…) et le travail des enfants, on sent bien qu’il reste des marges de manœuvre !
Le constat : le modèle social à vécu.
Incroyable l’étroitesse d’esprit que révèle cette demande ! A moins qu’elle n’en dise beaucoup plus au fond de la pensée, pour ne pas dire de l’idéologie, de ses auteurs, considérant ici que Gattaz n’est que le porte-parole d’un mouvement.
Puisque visiblement Gattaz ne réfléchit pas, ce qui est très inquiétant pour un responsable d’organisation comme lui, nous allons lui expliquer.
Depuis que l’homme existe, il n’a eu de cesse de chercher à améliorer sa condition, à progresser,…
Une fois ses besoins primaires assurés (manger,…), il n’a eu de cesse de chercher à améliorer ses conditions de vie. Si cette amélioration est recherchée et n’est ressentie que sur un plan personnel, elle ne s’acquiert que collectivement. Les conditions de chacun peuvent éventuellement s’améliorer différemment d’une personne à l’autre (différence de salaire en fonction de l’emploi occupé, aspirations personnelles,…) il n’en demeure pas moins que l’amélioration est collective.
Ainsi est-on passé de la condition du servage au moyen-âge -obligatoire, contrainte et subie pour les hommes et femmes concernés-à celle, peu enviable sur un plan matériel, d’un homme, voire d’un citoyen libre….mais asservi par le travail, bien peu rémunérateur, au XIXème siècle.
Les progrès, économiques, mais surtout sociaux, ont fait que l’homme a continué au prix de luttes le plus souvent, à acquérir de nouveaux droits, qui se sont révélés être plus une protection que des avantages dont il pourrait aisément se défaire aujourd’hui.
Eh bien, c’est pourtant exactement ce que considère Gattaz aujourd’hui. Pire ! Il considère qu’on a affaire là à de véritables privilèges (étymologiquement, une loi privée !) que la situation actuelle justifie qu’ils soient remis en cause !
Et bien non, M. Gattaz. Ce que vous voulez remettre en cause conduit à une régression sociale inacceptable. Votre rôle, notre rôle à tous est de chercher à savoir comment nous devons faire perdurer l’état de développement social que nous avons atteint, et même plus encore, comment nous pouvons faire pour le faire progresser. Car, n’est-ce pas là le seul but que l’Homme, l’Etre Humain, le Citoyen, doit rechercher : l’amélioration de sa condition. Cette recherche ne doit pas passer, ne passera jamais, par un retour en arrière.

Quelle serait alors dans ce cas des contre-propositions à celles de Gattaz et de ses amis ? Je ne prendrais qu’un exemple. Le peu de croissance actuel empêche la création d’emplois. Peut-être même ne retrouverons nous pas de sitôt une croissance créatrice d’emploi ? Et bien dans ce cas, ne faudrait-il pas mieux partager le temps (au sens de volume) d’emploi tel qu’il existe aujourd’hui ? Autrement, M. Gattaz, n’y aurait-il pas lieu de passer aux 32 h, comme le préconisent certains économistes ?
Par ailleurs, en quoi l’ouverture des commerces le soir et le dimanche serait-elle propice à l’économie, à la consommation ? En économie, tout le monde le sait, sauf M. Gattaz, le consommateur dispose d’un volume (ses disponibilités) qu’il peut consommer. Le temps qu’on lui propose pour le faire importe peu. Il consommera sur 5, 6 ou 7 jours, mais il ne consommera pas plus que ce dont il dispose. Alors, sauf à ce que M. Gattaz propose une revalorisation substantielle des salaires, quelle sera l’efficacité d’une telle mesure sur l’économie et la croissance ? La preuve ? Les consommateurs du dimanche ou du soir, dépensent-ils plus proportionnellement du fait d’ouvertures tardives ? Bien sûr que non ! Sauf à assouvir leur plaisir (je consomme 24/24h ! ), la consommation ne s’améliore pas dans ces conditions. Il s’agit seulement d’un étalement de la consommation dans le temps, avec une répartition différente.
Au fond, ces propositions du Medef sont très révélatrices de la vision que chacun a de la société. Les auteurs de ces propositions idéalisent une société, celle de ce qu’ils considèrent comme l’âge d’or du capitalisme, le XIXème siècle et son essor, qui a vu apparaître la création des très grandes fortunes, que l’environnement économique -la Révolution industrielle- et social -l’absence de toute législation- ont permis.
Ces propositions aujourd’hui en disent très long sur l’esprit de leurs auteurs, qui ne cherchent nullement à créer de l’emploi pour ceux qui en sont privés, si cela arrive ce sera de manière incidente, mais à protéger une caste, leur caste.
Ils considèrent que l’homme ne doit sa situation qu’à ses seuls mérites. Héritiers d’un passé qui a vu leurs aînés assoir leur domination en asservissant la majorité, ils n’ont de cesse de vouloir maintenir cette domination.
Non seulement, le retour aux temps bénis des débuts du capitalisme ne les gêne pas, mais ils le souhaitent. Comment expliquer autrement la proposition de la création d’un salaire inférieur au SMIC ? Ont-ils seulement idée de ce que cela représente aujourd’hui de vivre avec 1100€ net par mois ? Bien sur que non, pour eux qui dépensent 10 fois, 100 fois cette somme mensuellement (ils n’ont d’ailleurs même pas le temps de tout dépenser, c’est pourquoi ils veulent pouvoir le faire le soir ou le dimanche !).
Ce qu’ils acceptent de verser aux plus démunis -les minimas sociaux- n’est toléré que comme la garantie d’une espèce de paix sociale. Encore veulent-ils bien faire comprendre aux bénéficiaires qu’ils sont coupables de toucher ces aides. C’est pourquoi ils proposent la remise en cause du salaire minimal, considérant qu’il leur sera possible de faire travailler toute personne qui touche un revenu, aussi faible soit-il, y compris s’il s’agit d’un revenu de remplacement.
À l’état de nature, L’homme est un loup pour l’homme disait Thomas Hobbes. Quand certains ont dépassé cet état originel, d’autres s’y complaisent.

Sénatoriales 2014 : cherche PS désespérément

Au courrier ce matin, certaines des professions de foi des candidats aux élections sénatoriales du 28 septembre prochain.

Premier document : pas de logo,  juste une précision : liste d’union UMP – Divers droite…euh….pas vraiment mon candidat

Deuxième document : pas de parti, pas de logo, pas de précisions, des couleurs moutarde et kaki ???? Juste le nom du candidat : François Aubey.

Déçu !

Je regrette l’absence de candidat PS cette année. Même pas de candidat d’union de la gauche, ou de la gauche réunie… Je sais que les temps sont durs pour le Président de la République, le Gouvernement et la majorité parlementaire. Mais justement, un candidat affirmant ouvertement ses valeurs socialistes, aurait pour lui l’honnêteté d’un engagement politique. Je suis sûr que les « grands » électeurs lui s-en serait reconnaissant. Dommage !

Après lecture des documents reçus, un des deux candidats -le moutarde-kaki- se réclame tête de liste de la Gauche républicaine. Etant de gauche, je voterai pour lui.

 

Un peu de pédagogie

S’il vous plaît mesdames messieurs les journalistes (encore eux ? non,non, je les aime beaucoup….), s’il vous plaît mesdames, messieurs les élu(e)s : on ne déclare pas ses impôts ! On les paie !!!!!! En France, on déclare ses revenus ! Hé oui, en France, car nous sommes en démocratie, on ne choisi pas de déclarer d’hypothétiques impôts, on déclare des revenus réels (enfin pour ceux qui consentent à l’impôt…., ce qui ne semblait pas le cas de M. et Mme Thévenoud), et ensuite, après un savant calcul -inventé par les députés, rendons à César ce qui appartient à César- on est éventuellement redevable d’une somme à acquitter à l’Etat, ceci en vertu du principe du consentement à l’impôt qui date de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 (article 13). Hé oui, c’est bien beau d’en pincer pour les Révolutionnaires, mais c’est eux qui ont inventé l’impôt !

Au fait, comme on dit au Gouvernement « Thévenoud et t’es déjà parti ? »  Oui, et c’est très bien ainsi. Cela étant, pour ceux qui en profitent de tirer à cette occasion à boulets rouge sur le Gouvernement et le Président de la République : ils ont tort. Au contraire, je trouve la réaction du Premier Ministre et du Président exemplaire : dès qu’ils ont eu connaissance des faits, et que ceux-ci se sont avérés exacts, ils n’ont pas hésité, ils ont viré l’impétrant…un peu comme pour Cahuzac (oui, je sais on va me critiquer ! Mais, à bien y regarder, Hollande à viré Cahuzac le jour où ce dernier  lui a avoué (avant de se rendre chez le juge).

Stop à l’hypocrisie

Je l’ai lu. J’ai lu « Merci pour ce moment » le livre de Valérie Trierweller. On va pouvoir me traiter de voyeur, dénoncer mon goût pour l’information de caniveau, de succomber à la peopolisation de la vie publique dans ce qu’elle a de pire, et bien, j’assume, j’ai lu le livre.

Au moins puis-je m’en faire une opinion par moi-même, plutôt que de subir les pseudo-analyses des éditorialistes connus et reconnus, qui pour une fois m’ont peiné dans leur attitude, pour ne pas dire dans leur posture.

En effet, des summums de mauvaise foi ont été atteints en la matière. Un véritable concours de faux-culs, d’hypocrisie et de…..mensonges. Car, bien évidemment, plus les pisse-copie (j’utilise ce terme péjoratif à dessein tant les chroniqueurs dont il s’agit m’ont déçu) en la matière dénonçaient le livre en intimant l’ordre à tous de ne pas le lire et même de ne pas en parler (ce que eux étaient autorisés à faire à longueur de chronique), plus ils l’avaient lus plutôt deux fois qu’une pour être sûr de ne rien manquer des « révélations » de V. Trierweller.

Qu’est-ce que c’est que ces journaleux qui voudraient dicter ce qu’il est bon ou mauvais de lire ? Qu’ils se taisent, qu’ils n’en parlent pas, qu’ils n’en parlent plus.

L’hypocrisie en la matière a été à son comble, pour ces journalistes qui se sont délectés de la lecture du livre jusqu’à la dernière page.

Quelques exemples, lus ou entendus : Laurent Joffrin et Christian Makarian sur France Inter. Le détachement méprisant de deux journalistes qui ont consacré l’intégralité du débat au livre, sans l’avoir lu sauf des « extraits dont on parle tant » (ils l’ont dit !!!!!). Notez bien : quand vous lisez Paris-Match, vous êtes un voyeur, quand un éditorialiste lit Paris-Match, il s’informe !

De temps en temps l’analyse va encore plus loin et permet de se faire une idée de ce que les analystes de notre société trouvent tout à fait normal ! Ainsi, Michèle Cotta, qui après avoir eu la « nausée », parle d’un « constat d’impuissance du Président qui n’a pas su empêcher la parution du livre » ! Ah bon, ça ne la choque visiblement pas qu’un Président puisse censurer la liberté d’expression dès lors qu’elle lui porte atteinte.

Dans un autre genre, que dire de Raphaël Enthoven, qui lui non plus n’a pas voulu lire ce livre, mais qui explique doctement, en brillant philosophe qu’il est, ce que l’ouvrage nous apprend sur nous !

Je passe la « Tentative d’assassinat politique » (j’ai oublié l’auteur) prêtée à V. Trierweller, la pauvre ai-je envie de dire.

Bref, dans ce concert d’analyse, une approche diffère ce matin, celle du JDD. Il faut donc l’analyse d’un journal pas réputé pour être un soutien de Hollande pour faire preuve d’objectivité. Je vous recommande donc la lecture de l’article de Laurent Valdiguié. Objectivité n’est pas le bon terme, puisque l’auteur lui-même se livre à une analyse du livre (ou du phénomène….) et qu’il donne trois raisons de le lire (un Témoignage légitime – Un récit touchant – Un portrait édifiant).
J’aime beaucoup les journalistes, les éditorialistes pour ce qu’ils peuvent apporter comme éclairage de l’actualité. Leurs analyses sont souvent partisanes, mais dès lors qu’on le sait, ça permet, en multipliant les opinions, de se faire sa propre opinion.
Sauf que pour cette fois, je ne comprends pas leur unanimité à juger et à condamner une femme, dont on peut penser ce que l’on veut, mais qui ne mérite pas cet hallali.
Ce billet d’humeur n’a pas pour but de livrer une analyse du livre mais de dénoncer ceux qui le font sans l’avoir lu (ou pire : sans reconnaître qu’ils l’ont lu !) ! A chacun de se faire sa propre opinion, entre dénonciations peut-être calomnieuses d’une femme éconduite, et témoignage d’une femme répudiée qui en veut à l’homme -normal- qui l’a trompé. La qualité de l’homme en question, qui revendique d’être normal alors qu’il est quand même Président de la République française, peut modifier l’appréciation de chacun sur le sujet.

Sur ce, je retourne finir le livre, il me reste quelques pages à lire.

 

Messieurs les censeurs….

A tous ceux qui dénoncent le procès d’intention mené par les « frondeurs » du PS contre Emmanuel Macron, nouveau ministre de l’économie, qui représenterait le choix d’un virage « libéral » du pouvoir exécutif, et qui donc le défendent sur le ton : « et alors, un banquier ne pourrait-il pas être de gauche ?…. »,  « c’est un social-démocrate » je réponds : oui, un banquier peut être de gauche, oui on a le droit d’être social- -démocrate.

Mais dans ce cas, en quoi les critiques de ces contempteurs des « frondeurs »- qualifiés au mieux d’irréalistes, pour ne pas dire d’utopistes ou de doux rêveurs, qui ne connaissent rien aux mécanismes de l’économie – seraient-elles plus légitimes ?

Leur démonstration est simple et n’appelle aucune réplique possible : les socialistes qui réclament une politique plus à gauche seraient disqualifiés par leur méconnaissance de l’économie, leur propension à vouloir dépenser plus dans une situation de richesse nationale exsangue, qui ne laisse aucune marge de manoeuvre. Demander un desserrement de la règle  de la limitation des déficits à 3% du PIB serait une pure hérésie, tant une saine gestion des finances publiques appelle à ce que l’équilibre budgétaire soit érigé en dogme !

Premièrement, cette règle inepte, ou plus exactement ce taux, ne repose sur aucune théorie économique. Elle a été fixée de manière tout à fait aléatoire. S’en affranchir en temps de crise n’est donc pas une hérésie.

Deuxièmement, en quoi la politique libérale serait la seule voie du salut ? N’est-ce pas cette politique, mise en oeuvre depuis des décennies, amplifiée dans les dernières années, qui a conduit à la plus grave crise économique que le monde ait connue depuis 1929 ?

Par ailleurs, on nous explique que c’est autant la forme que le fond qui ont été reproché à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon. Il ne leur serait pas reproché de vouloir réclamer un peu plus de social, mais de l’avoir fait en dénonçant le primat donné à l’entreprise plutôt qu’au salarié.

Dans ce cas que dire de l’attitude du Premier Ministre, qui, comme pour conjurer cette attitude, est allé aux journées d’été du MEDEF  comme on va à Canossa. Sa déclaration d’amour aux entreprises résonnait comme un écho aux déclarations de Montebourg et Hamon en faveur des salariés.

OK me dira-t-on, c’est qui le patron ? C’est le premier ministre, et c’est donc à lui d’apprécier de quel côté -entreprise ou salarié- on souhaite se placer pour oeuvrer au redressement du pays, étant précisé que tout le monde est d’accord pour dire que les deux -entreprise et salarié- doivent être aidés. Le choix de la priorité retenue reflète clairement un choix politique. On appréciera donc à sa juste valeur le choix fait par l’actuel gouvernement.