Stop à la démagogie….

Aucune des mesures préconisées par la droite depuis jeudi dernier pour lutter contre le terrorisme n’auraient empêché le drame du 14 juillet à Nice (à part peut-être l’installation de lance-roquettes préconisée par Henri Guaino, qu’on pourrait peut-être disposer à côté des défibrillateurs en ville…connerie quand tu nous tiens…), face à un individu INCONNU des services de lutte anti-terroriste.

Une échéance électorale quelle qu’elle soit à venir n’autorise pas à tomber si bas dans la démagogie.

Alors, on réfléchit collectivement ou on organise le concours de la mesure la plus stupide ? Le respect des victimes et de leur famille vaut mieux que cela.

 

Je vote Jean-Pierre Masseret

Petite contribution dans le débat sur l’attitude à avoir face au Front National.

Nos valeurs sont-elles si faibles qu’elles puissent ne pas être défendues au 2nd tour d’un scrutin électoral ? Ou sont-elles proportionnellement moindre face à d’autres, celles du FN, qu’il nous faut les sacrifier en se retirant d’une élection et en allant voter pour des candidats et/ou des partis qui disent clairement qu’ils ne le feraient pas en sens inverse (et qui le prouvent : Dominique Régnier, candidat de la droite en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, arrivé en 3ème position ne s’est pas désisté) ?
Le FN aurait-il des valeurs contraire à la République, contraire à la démocratie ? Dans ce cas, pourquoi ce parti n’est-il pas interdit ?
Appeler à voter pour l’UMP, ce n’est pas seulement faire le jeu du Front National, c’est lui donner raison !
Je n’ai pas pris ma carte dans un parti de gauche pour voter pour un parti de droite.
Faire barrage au Front national ne se décrète pas une veille de 2nd tour. Un barrage, ça se construit dans la durée, ça ‘enracine. Pour cela il faut du temps. Mais au fait, depuis combien de temps sommes-nous en responsabilité ? N’avions-nous pas le temps de le construire ce barrage ? Ceux qui appellent au retrait des listes ne devraient-ils pas faire leur examen de conscience ? Tout au moins se remettre en cause ?
Plus globalement, les commentaires et les déclarations se succèdent depuis dimanche soir sur l’air de « l’échec collectif », « l’incapacité collective » à avoir répondu aux attentes, à la détresse des français ? Ah bon ? Et personne n’a la décence de se retirer ? Non ! De renoncement en renoncement, de blocage en blocage, d’incapacité à se réformer, à repenser le vivre-ensemble, arc-bouté sur des modèles et des méthodes dépassés mais qu’on voudrait croire toujours d’actualité -car ils évitent de se remettre en question- nous avons abandonné trop de concitoyens qui ont cherché ailleurs ce qu’ils croient être de l’écoute.
Alors, plutôt que de demander le retrait de candidats, en se disant qu’on retrouvera la place dans 6 ans ( !), nous ferions mieux d’aller les aider à mobiliser l’électorat qui peut encore l’être et leur permettre de disposer de l’opposition la plus large possible au sein des futures assemblées régionales !

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Paroles d’Arthur…

Hier, L’institutrice de mon fils a demandé aux enfants d’écrire suite aux attentats… Arthur (10 ans – CM2) a écrit :

1.les terroriste on voulu nous réduire au silence ils n’auront obtenu qu’une minute.

2.la France est un pays ou il règne paix et liberté ça y restera toujours

3.le silence est un hommage.Le bruit des balles est un dommage.

4. Pour les terroristes une minutes de silence n’est rien mais pour nous les français c’est 129 morts et 452 bléssés.

5.la liberté vous fait peur.

6.vous dites que c’est la vengeance mais en fait c’est le plaisir

Quand J.-L. Mélenchon se trompe (…ça arrive…)

Quelqu’un pourrait-il dire à Jean-Luc Mélenchon de cesser de citer Jérôme Cahuzac lorsqu’il croit défendre les salariés d’Air France, arrêtés à 6h du matin à leur domicile, alors que l’ancien secrétaire d’Etat au budget aurait été épargné d’une telle mesure, laissant croire ainsi qu’il y aurait des traitements différenciés en fonction de la qualité des personnes concernées.

Il n’est nullement question ici de prendre la défense de J. Cahuac, mais simplement de rétablir la réalité des faits. En effet, la situation est différente et la question ne s’est jamais posée de l’arrestation de J. Cahuzac, tout simplement parce que le jour où il a reconnu avoir menti et donc avoir un compte planqué en Suisse, il s’est immédiatement rendu, de son propre gré, chez un juge pour faire une déposition… La justice n’avait donc aucune raison d’envoyer la police chercher quelqu’un qui s’était déjà présenté aux instances judiciaires.

Ca fait plusieurs fois que j’entends J.-L. Mélenchon « dénoncer » ce qu’il considère être une différence de traitement coupable de la part de l’Etat. Il n’en est rien. Il fallait que cela soit dit.

 

Spéciale dédicace à la Pucelle (…pardon : Pugelle) de Lorraine…

Armstrong, je ne suis pas noir,
Je suis blanc de peau
Quand on veut chanter l’espoir,
Quel manque de pot
Oui, j’ai beau voir le ciel, l’oiseau,
Rien, rien, rien ne luit là haut
Les anges… zéro
Je suis blanc de peau

Armstrong, tu te fends la poire
On voit toutes tes dents
Moi, je broie plutôt du noir,
Du noir en dedans
Chante pour moi, Louis, oh ! oui
Chante, chante, chante, ça tient chaud
J’ai froid, oh ! moi
Qui suis blanc de peau

Armstrong, la vie, quelle histoire !
C’est pas très marrant
Qu’on l’écrive blanc sur noir
Ou bien noir sur blanc,
On voit surtout du rouge, du rouge
Sang, sang, sans trêve ni repos
Qu’on soit, ma foi,
Noir ou blanc de peau

Armstrong, un jour, tôt ou tard,
On n’est que des os…
Est ce que les tiens seront noirs ?
Ce serait rigolo
Allez Louis, alléluia !
Au delà de nos oripeaux,
Noir et Blanc
Sont ressemblants
Comme deux gouttes d’eau

 

Stop à l’hypocrisie

Je l’ai lu. J’ai lu « Merci pour ce moment » le livre de Valérie Trierweller. On va pouvoir me traiter de voyeur, dénoncer mon goût pour l’information de caniveau, de succomber à la peopolisation de la vie publique dans ce qu’elle a de pire, et bien, j’assume, j’ai lu le livre.

Au moins puis-je m’en faire une opinion par moi-même, plutôt que de subir les pseudo-analyses des éditorialistes connus et reconnus, qui pour une fois m’ont peiné dans leur attitude, pour ne pas dire dans leur posture.

En effet, des summums de mauvaise foi ont été atteints en la matière. Un véritable concours de faux-culs, d’hypocrisie et de…..mensonges. Car, bien évidemment, plus les pisse-copie (j’utilise ce terme péjoratif à dessein tant les chroniqueurs dont il s’agit m’ont déçu) en la matière dénonçaient le livre en intimant l’ordre à tous de ne pas le lire et même de ne pas en parler (ce que eux étaient autorisés à faire à longueur de chronique), plus ils l’avaient lus plutôt deux fois qu’une pour être sûr de ne rien manquer des « révélations » de V. Trierweller.

Qu’est-ce que c’est que ces journaleux qui voudraient dicter ce qu’il est bon ou mauvais de lire ? Qu’ils se taisent, qu’ils n’en parlent pas, qu’ils n’en parlent plus.

L’hypocrisie en la matière a été à son comble, pour ces journalistes qui se sont délectés de la lecture du livre jusqu’à la dernière page.

Quelques exemples, lus ou entendus : Laurent Joffrin et Christian Makarian sur France Inter. Le détachement méprisant de deux journalistes qui ont consacré l’intégralité du débat au livre, sans l’avoir lu sauf des « extraits dont on parle tant » (ils l’ont dit !!!!!). Notez bien : quand vous lisez Paris-Match, vous êtes un voyeur, quand un éditorialiste lit Paris-Match, il s’informe !

De temps en temps l’analyse va encore plus loin et permet de se faire une idée de ce que les analystes de notre société trouvent tout à fait normal ! Ainsi, Michèle Cotta, qui après avoir eu la « nausée », parle d’un « constat d’impuissance du Président qui n’a pas su empêcher la parution du livre » ! Ah bon, ça ne la choque visiblement pas qu’un Président puisse censurer la liberté d’expression dès lors qu’elle lui porte atteinte.

Dans un autre genre, que dire de Raphaël Enthoven, qui lui non plus n’a pas voulu lire ce livre, mais qui explique doctement, en brillant philosophe qu’il est, ce que l’ouvrage nous apprend sur nous !

Je passe la « Tentative d’assassinat politique » (j’ai oublié l’auteur) prêtée à V. Trierweller, la pauvre ai-je envie de dire.

Bref, dans ce concert d’analyse, une approche diffère ce matin, celle du JDD. Il faut donc l’analyse d’un journal pas réputé pour être un soutien de Hollande pour faire preuve d’objectivité. Je vous recommande donc la lecture de l’article de Laurent Valdiguié. Objectivité n’est pas le bon terme, puisque l’auteur lui-même se livre à une analyse du livre (ou du phénomène….) et qu’il donne trois raisons de le lire (un Témoignage légitime – Un récit touchant – Un portrait édifiant).
J’aime beaucoup les journalistes, les éditorialistes pour ce qu’ils peuvent apporter comme éclairage de l’actualité. Leurs analyses sont souvent partisanes, mais dès lors qu’on le sait, ça permet, en multipliant les opinions, de se faire sa propre opinion.
Sauf que pour cette fois, je ne comprends pas leur unanimité à juger et à condamner une femme, dont on peut penser ce que l’on veut, mais qui ne mérite pas cet hallali.
Ce billet d’humeur n’a pas pour but de livrer une analyse du livre mais de dénoncer ceux qui le font sans l’avoir lu (ou pire : sans reconnaître qu’ils l’ont lu !) ! A chacun de se faire sa propre opinion, entre dénonciations peut-être calomnieuses d’une femme éconduite, et témoignage d’une femme répudiée qui en veut à l’homme -normal- qui l’a trompé. La qualité de l’homme en question, qui revendique d’être normal alors qu’il est quand même Président de la République française, peut modifier l’appréciation de chacun sur le sujet.

Sur ce, je retourne finir le livre, il me reste quelques pages à lire.

 

Messieurs les censeurs….

A tous ceux qui dénoncent le procès d’intention mené par les « frondeurs » du PS contre Emmanuel Macron, nouveau ministre de l’économie, qui représenterait le choix d’un virage « libéral » du pouvoir exécutif, et qui donc le défendent sur le ton : « et alors, un banquier ne pourrait-il pas être de gauche ?…. »,  « c’est un social-démocrate » je réponds : oui, un banquier peut être de gauche, oui on a le droit d’être social- -démocrate.

Mais dans ce cas, en quoi les critiques de ces contempteurs des « frondeurs »- qualifiés au mieux d’irréalistes, pour ne pas dire d’utopistes ou de doux rêveurs, qui ne connaissent rien aux mécanismes de l’économie – seraient-elles plus légitimes ?

Leur démonstration est simple et n’appelle aucune réplique possible : les socialistes qui réclament une politique plus à gauche seraient disqualifiés par leur méconnaissance de l’économie, leur propension à vouloir dépenser plus dans une situation de richesse nationale exsangue, qui ne laisse aucune marge de manoeuvre. Demander un desserrement de la règle  de la limitation des déficits à 3% du PIB serait une pure hérésie, tant une saine gestion des finances publiques appelle à ce que l’équilibre budgétaire soit érigé en dogme !

Premièrement, cette règle inepte, ou plus exactement ce taux, ne repose sur aucune théorie économique. Elle a été fixée de manière tout à fait aléatoire. S’en affranchir en temps de crise n’est donc pas une hérésie.

Deuxièmement, en quoi la politique libérale serait la seule voie du salut ? N’est-ce pas cette politique, mise en oeuvre depuis des décennies, amplifiée dans les dernières années, qui a conduit à la plus grave crise économique que le monde ait connue depuis 1929 ?

Par ailleurs, on nous explique que c’est autant la forme que le fond qui ont été reproché à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon. Il ne leur serait pas reproché de vouloir réclamer un peu plus de social, mais de l’avoir fait en dénonçant le primat donné à l’entreprise plutôt qu’au salarié.

Dans ce cas que dire de l’attitude du Premier Ministre, qui, comme pour conjurer cette attitude, est allé aux journées d’été du MEDEF  comme on va à Canossa. Sa déclaration d’amour aux entreprises résonnait comme un écho aux déclarations de Montebourg et Hamon en faveur des salariés.

OK me dira-t-on, c’est qui le patron ? C’est le premier ministre, et c’est donc à lui d’apprécier de quel côté -entreprise ou salarié- on souhaite se placer pour oeuvrer au redressement du pays, étant précisé que tout le monde est d’accord pour dire que les deux -entreprise et salarié- doivent être aidés. Le choix de la priorité retenue reflète clairement un choix politique. On appréciera donc à sa juste valeur le choix fait par l’actuel gouvernement.